accueil > émissions > 94.2 service compris

94.2 Service Compris - Autres archives


RECETTE DE NOEL

Si on vous dit Noël, vous pensez inévitablement au foie gras, au saumon fumé et à l'incontournable dinde aux marrons! Si une envie de changement vous a effleuré l'esprit, nous vous proposons de découvrir quelque recettes qui vont vous changer NOEL :
Commençons par le fois gras. Prenez une boite de foie gras ou de mousse de foie. Farcissez des petites brioches que vous enfournez ensuite à thermostat 4 pour faire fondre le foie. Servez tiède. Vient le saumon : Pourquoi se simplifier la vie alors qu'il est si simple de se la compliquer. Plutôt que de manger le saumon sur une tranche de pain de mie, vous le mixez avec de la coriandre, un peu de crème fraîche et du poivre. Il ne vous reste plus qu'à servir cette mousse sur des tranches de pommes vertes. Après l'apéritif, passons au plat de résistance : Variez la farce de votre dinde et optez plutôt pour quelque chose de plus exotique que les marrons. Préparez une farce à base d'ananas frais hachés mélangés avec des raisins de Corinthe et de chaire à saucisse flambée au rhum à laquelle vous ajouterez quelques gouttes de jus d'orange. Pour la fine bouche : (et aussi pour épater vos convives) faites goûter à vos invités vos délicieuses noix de St Jacques feuilletées. Disposez 3 noix de beurre puis arrosez le tout de vin blanc sec. Emballez le tout avec une fine pâte feuilletée et faites dorer au four pendant 8 à 10 minutes (thermostat 7).

94.2 SERVICE COMPRIS vous souhaite, comme toute l'équipe de FAJET, de passer de Joyeuses Fêtes !

Poème

Je n’vous apprendrai rien en avançant ce truisme :
De toute vie sociale les conv’nances sont le prisme,
Voire la pierre angulaire si l’on sait bien parler
Et ajouter aux vers des mots appropriés.
Car toute éducation, vous le concéderez,
Est faite d’habitudes polies et calibrées,
D’un brin de révérances de beaucoup de courbettes.
Puisqu’il faut sur le corps de cette règle mettre une tête,
Je cit’rai un exemple pour paraître sérieux.
Je m’en vais expliquer un mot révérencieux,
Ciment de 5 lettres d’une existence polie :
Rien n’se fait rien n’s’achète sans ce maudit « merci ».
Il vient de « mercedem », accusatif latin
De « merces », dont l’essence a les armes à la main.
Ce vocable signifie « salaire » ou encore « prix »
Que le vaincu paiera à celle (ou à celui)
Qui l’a mis à genoux pour qu’il soit relevé.
L’origine de merci à l’âme des guerriers.
Et il n’était question que de se racheter :
On est « à la merci » de quelqu’un, c’est l’idée.
Apprenez pour finir qu’un ordre religieux
Etait spécialisé dans ce travail spécieux :
Les frères de la merci avaient pour seule fonction
Le rachat des captifs pour Dieu et en son nom.

Arnaud D.

Que mettre dans sa bibliothèque ?

Que tous ceux que le loft agace sérieusement et qui le jeudi soir tournent leurs pouces en baillant ouvrent leurs écoutilles durant 120 secondes. Je m'en vais les guider dans un coin de mon monde et leur parler des livres qui à mon humble avis, pourraient les divertir et ouvrir leur esprit. Ces livres, tout honnête homme dans sa biblothèque se doit de les ranger.
Appuyer donc sur " rec " afin d'enregistrer tout le bien que je pense pour un gars des Yvelines qui écrit comme on danse : légèreté de fumée, humeur très décalé… Ces phrases sonnent toujours juste. Bref, c'est un surdoué. Philippe Jaenada a déjà publié trois romans chez Juillard dont le très remarqué " Néfertiti dans un champ de cannes à sucre " ; dans cette perle vous suivrez la vie teintée de lucre les boires et les déboires d'un quasi-pilier d'bar. Il a peur de l'amour mais crois'ra le regard d'un blonde un jour perdue à l'anorak bizarre. Elle s'appelle Olive Sohn et lui Titus Colas. Il tomb'ra amoureux de cette première de classe au destin nécrosé par de mauvaises chutes, y perdra la santé, des fourchettes et puis… chut ! Vous déflorer l'histoire je n'y tiens vraiment pas. Je rappelle que l'auteur est Philippe Jaenada.

Et pour vous mettre l'eau à la bouche, une citation :
"Je m'appelle Titus Colas. On m'a appelé Titus parce que mon père voulait Franck, ma mère Loïc, et que le hamster de ma sœur s'appelait Bérénice. Comme mes parents allaient se taper dessus dans la chambre de la maternité et que l'administration s'énervait, je suis devenu le mâle du hamster de ma sœur."


Il n’y a plus d’après à St Germain des Prés depuis qu’sa trompinette a cessé de jouer lors de la projection d’un film mal adapté du roman qui annonce qu’il souhaiterait « cracher sur nos tombes » (c’est signé Vernom Sullivan, pseudonyme qu’il s’était choisi pour que les mânes des auteurs noirs US soient ainsi appelées). Oui c’est de Boris Vian, vous l’aurez deviné, dont il sera question dans ces vers à 12 pieds. Alors que le pays vit des heures cauchemar, alors que les fourmis elles-même ont le cafard, je voudrais vous faire lire un chef d’œuvre d’humour noir. « Et on tuera tous les affreux » nous conte l’histoire d’un sportif de 20 ans, blond, jeune et aux yeux bleus. Il se retrouve au cœur d’un projet ambitieux : mettre fin aux action d’un dangereux chercheur qui veut éradiquer toute idée de laideur et cloner les humains les plus mignons du globe pour construire une planète monocorde (donc ignoble). Mais ces plans eugéniques seront contrecarrés dans un feu d’artifice piloté par l’armée.
Cette prodigieuse ode à la diversité est disponible en poche.

Terminons par l’extrait :
« Mais il en faut, des affreux (…) Bon Dieu, qu’est-ce qu’on fera sans affreux. Vous ne vous rendez pas compte, je vous le répète. Qui est-ce qui ira au cinéma, si tous les gens sont beaux comme des Appolons ?
(St Boris)»

Arnaud D.